Pourquoi nous soutenons le maintien de l'organisme de contrôle d'approche à Rouen ?

LA SECURITE AVANT TOUT

Poursuivant un objectif de réduction de coûts à travers une réorganisation de ses services de contrôle, la Direction Générale de l'Aviation Civile a engagé à Rouen un processus de déclassement du service d'approche. Dans le projet, celui ci serait déporté vers le centre de contrôle de Beauvais.

Quelles conséquences pratiques pour Rouen? un tel déclassement fait qu'il ne resterait plus sur Rouen que la gestion de la CTR dont l'espace est naturellement moins étendu dans les plans horizontaux et verticaux. Cette réduction au "tour de piste" ne nécessite plus la présence d'ingénieurs du contrôle (ICNA), de simples techniciens (TAC) faisant l'affaire.
En pratique, les approches sont gérées à distance puis transférées localement lors de coordinations. Un processus plus lourd et moins fluide dans la gestion du trafic qui constitue un premier niveau de dégradation du service de contrôle.

Si cette "option" pourrait priori paraître acceptable, nous la constestons aux côté des contrôleurs dans le mesure où elle est la première étape possible d'une rétrogradation en service AFIS (Air Flight Information service), comme ce fut le cas au Havre, dans lequel les agents ne sont plus personnels de la DGAC mais agents territoriaux ou salariés du gestionnaire. Leur formation, leurs attributions ne permet plus de parler de "contrôle aérien" mais d'information. une nuance qu'il convient de préciser pour les néophites.

le contôleur DGAC est formé pour assurer la gestion de ses espaces. De par sa position au sol et grâce aux aides techniques (radar d'approche, gonio etc), il a pleine compétence pour organiser le trafic dont il a connaissance en imposant aux pilotes des trajectoires, des points de report, des altitudes ou toutes manoeuvres qu'il juge nécessaires pour assurer la sécurité des usagers. C'est le chef "d'orchestre du terrain" dont il est responsable.

A contrario, l'agent AFIS n'a qu'un rôle d'informateur sur ce que l'on a coutume d'appeler une "fréquence paramètre". Il n'orchestre pas et les pilotes, n'ont pas obligation de suivre ses informations. On voit tout de suite, sans remettre en cause le professionalisme des agents qui font ce travail, que le niveau de sécurité apporté par ce type d'organisme de controle, certes plus économique pour l'Etat, est bien inférieur à celui proposé par l'aviation civile.

Ce niveau de sécurité étant d'autant plus important que l'aéroport accueille des appareils évoluant sous divers régimes de vols IFR (vol aux instruments) et VFR (vol à vue).

Aussi sur ces bases, nous soutenons les contrôleurs de Rouen dans leur demande de maintien d'une approche gérée localement pour garantir aux usagers de l'aéroport de Rouen Vallée de Seine, dont la reprise du développement est en cours, un niveau de sécurité optimal et conforme aux attentes des usagers.


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